Introduction au processus de deuil

Le deuil est un chemin complexe, fait de vagues d’émotions qui se succèdent : tristesse, colère, culpabilité, incompréhension… puis, petit à petit, un début d’apaisement. Après une perte, il est normal de se sentir bousculé, de ne plus trop savoir comment se sentir ou réagir. Chacun vit ce processus à sa manière, à son propre rythme, selon son histoire, ses valeurs et le lien avec la personne décédée.
Dans notre entreprise, nous croyons qu’il n’existe pas une “bonne” façon de vivre son deuil. Les étapes décrites ci-dessous ne sont pas des cases à cocher, mais des repères pour mieux comprendre ce qui se passe en soi.
Notre rôle est de vous offrir un espace d’écoute, des explications simples et des ressources adaptées pour que vous vous sentiez un peu moins seul dans ce que vous traversez.Les cinq étapes du deuil
Les cinq étapes du deuil sont souvent présentées comme un repère pour mieux comprendre ce qui se passe après une perte importante. Elles n’ont rien d’obligatoire, mais elles peuvent vous aider à normaliser vos réactions et à reconnaître que ce que vous ressentez fait partie d’un processus de guérison.
Étape 1 : Le déni
Le déni est souvent l’une des premières réactions face à un décès. C’est une forme de protection naturelle : la réalité semble trop lourde à accepter d’un seul coup. On peut avoir l’impression d’être en “pilote automatique”, d’agir comme si rien n’avait changé ou d’éviter de parler de la personne décédée.
Ce mécanisme permet au cœur et à l’esprit d’absorber la nouvelle par petites doses. Avec le temps, la réalité de la perte s’installe peu à peu, au rythme de chacun, et la personne endeuillée commence à apprivoiser ce qui vient de se passer.
Étape 2 : La colère
Quand la réalité devient plus présente, la colère peut émerger. Colère contre soi-même, contre les circonstances, contre les médecins, contre la maladie, parfois même contre la personne décédée ou contre la vie en général.
Cette colère peut surprendre ou faire culpabiliser, mais elle est fréquente et légitime. Elle traduit souvent un sentiment d’injustice et de grande souffrance. Laisser cette colère s’exprimer – en parlant, en écrivant, en bougeant, en se confiant à quelqu’un de confiance – permet de ne pas la garder enfermée à l’intérieur.
Étape 3 : Le marchandage
Le marchandage se manifeste à travers les « si seulement… » :
« Si seulement j’avais été là… », « Si on avait fait les choses autrement… ».
On refait l’histoire dans sa tête, on imagine mille scénarios différents. Ce n’est pas futile : ces pensées traduisent le besoin de retrouver un peu de contrôle dans une situation qui a été complètement subie.
Donner une voix à ces regrets et à ces “et si…” fait partie du processus. Cela permet, petit à petit, de mieux distinguer ce qui dépendait vraiment de nous… et ce qui ne dépendait pas de nous.
Étape 4 : La dépression
À un certain moment, la perte s’impose de façon plus concrète. C’est la phase de tristesse profonde, où l’on peut se sentir vidé, sans énergie, coupé des autres. Le sentiment de solitude, d’impuissance ou de désespoir peut devenir très présent.
Même si elle est douloureuse, cette étape est souvent nécessaire : c’est le moment où la peine est pleinement reconnue. Pouvoir pleurer, parler, être écouté sans jugement aide à traverser cette période. Le soutien des proches, de groupes d’entraide ou de professionnels peut faire une réelle différence.
Étape 5 : L’acceptation
L’acceptation ne signifie pas que la douleur disparaît ni que la personne est oubliée. Elle signifie plutôt qu’on commence à s’ajuster à une vie où l’être cher n’est plus là physiquement, tout en gardant un lien intérieur avec lui.
On retrouve graduellement des repères, on recommence à faire des projets, à sourire, à se sentir vivant. Les rituels, la commémoration, le partage de souvenirs, les gestes symboliques aident à tisser un nouveau lien avec la mémoire de l’être aimé. C’est une forme de réconciliation avec la perte, un pas à la fois, sur le chemin de la guérison.
Comment nous vous accompagnons
Notre équipe est là pour :
accueillir votre vécu du deuil sans jugement ;
expliquer les étapes du deuil avec des mots simples, pour normaliser ce que vous ressentez ;
vous orienter vers des ressources d’aide au deuil au Québec (soutien émotionnel, aide financière, informations pratiques liées au décès) ;
vous offrir un accompagnement doux et humain, adapté à votre rythme et à votre réalité.
Vous n’avez pas à traverser tout cela seul. Un accompagnement bienveillant, qui tient compte des différentes étapes du deuil, peut rendre ce chemin un peu moins lourd et vous offrir des repères concrets pour avancer.
Si vous souhaitez voir comment cet accompagnement se traduit concrètement lors des cérémonies, vous pouvez aussi lire notre article sur les funérailles personnalisées au Complexe funéraire Lachance.

Une boîte à outils pour les périodes éprouvantes
Quand les journées deviennent particulièrement lourdes, il peut être aidant de se rappeler qu’il existe de petits gestes concrets pour se soutenir au quotidien. Voici quelques pistes douces à explorer, à votre rythme :
Dresser une liste des personnes qui vous aiment et oser leur demander du soutien, même pour une simple présence ou un appel.
Aller marcher dans la nature, prendre l’air, sentir le vent, la lumière, le rythme de vos pas.
Prendre un bain chaud, s’offrir un moment de douceur et se permettre de bien se reposer.
Garder une certaine routine quotidienne (sommeil, repas, hygiène) et bien s’alimenter, même si l’appétit est moindre.
Réduire au minimum les grandes décisions, car les bouleversements peuvent brouiller le jugement et augmenter la pression.
S’entourer d’êtres vivants (plantes, animaux, nature) pour rester en contact avec la vie et la douceur du quotidien.
Écrire ce que vous vivez dans un journal personnel, déposer vos pensées, vos émotions, vos souvenirs noir sur blanc.
Recevoir un soin comme la massothérapie ou un autre type de soin corporel pour apaiser le corps et le cœur.
Aller au cinéma, s’exprimer par les arts, faire du sport, créer un espace pour se changer les idées ou libérer les tensions.
Partager votre expérience avec quelqu’un qui a vécu une situation similaire, pour vous sentir compris et moins seul.
Participer à un groupe de soutien ou de croissance personnelle, où la parole est accueillie avec respect et bienveillance.
Vous donner le droit d’être souffrant, sans vous juger, sans minimiser ce que vous ressentez.
Vous donner aussi le droit de vivre des moments agréables, même en pleine souffrance : un sourire, un fou rire, un bon repas… tout cela n’enlève rien à l’amour que vous portez à la personne disparue.
Pour compléter ces ressources, vous pouvez également consulter les ressources offertes par le Gouvernement du Québec qui proposent différents types de soutien aux personnes endeuillées et à leurs proches.
Pour certaines familles, un moment concret comme la remise des cendres après crémation devient aussi une étape importante du deuil. Bien accompagnée, cette rencontre peut aider à donner du sens à ce que vous traversez.

Les principaux facteurs qui influencent le processus de deuil
Le processus de deuil est profondément personnel. Il est façonné par une multitude de facteurs qui rendent chaque histoire unique. Dans notre approche, nous tenons compte de tout ce que vous vivez : votre lien avec la personne décédée, vos repères, vos ressources, vos forces… et aussi vos fragilités.
Ce qui influence le vécu du deuil
La relation avec le défunt
Plus le lien était fort, complexe ou significatif, plus la perte peut être ressentie intensément. Il peut s’agir d’un parent, d’un conjoint, d’un enfant, d’un ami très proche… La qualité de la relation (harmonieuse, conflictuelle, ambivalente) joue aussi un rôle dans la façon dont la peine se manifeste.
Les circonstances de la perte
Un décès soudain ou violent peut amplifier le choc, le déni, la colère ou le sentiment d’injustice. À l’inverse, une perte anticipée (maladie, fin de vie) permet parfois une forme de préparation, sans pour autant diminuer la douleur. Chaque contexte crée ses propres défis émotionnels.
Le soutien social
Un réseau de soutien présent et bienveillant peut réellement alléger le poids du deuil. La famille, les amis, les collègues, les groupes de soutien ou les professionnels offrent des espaces pour parler, pleurer, se déposer. À l’inverse, le manque de soutien ou l’incompréhension de l’entourage peut rendre le chemin plus lourd.
Les croyances culturelles et spirituelles
Les croyances culturelles, spirituelles ou religieuses donnent parfois un cadre pour comprendre la mort, se sentir relié à quelque chose de plus grand, trouver des rituels et du réconfort. Chacun s’appuie sur ce qui fait sens pour lui : prières, rituels, symboles, traditions familiales…
Dans notre entreprise, nous cherchons à accueillir toutes ces dimensions pour vous offrir un accompagnement qui respecte votre réalité.
L’importance du soutien
Le soutien des proches est souvent un pilier essentiel pour traverser le deuil. Parfois, les mots manquent, mais la simple présence compte énormément.
Être là pour quelqu’un en deuil, c’est :
offrir une écoute active, sans juger, sans chercher à “réparer” la douleur ;
laisser l’autre parler, répéter son histoire, pleurer, se taire ;
proposer une épaule, un repas, une marche, un geste concret.
Parfois aussi, les personnes endeuillées n’osent pas demander de l’aide ou ne savent pas comment s’exprimer. Notre équipe peut vous aider à mettre des mots sur ce que vous vivez et à identifier les formes de soutien qui vous feraient du bien.
Les groupes de soutien
Les groupes de soutien peuvent offrir un espace précieux pour se sentir moins seul. On y rencontre d’autres personnes qui traversent un deuil, avec leurs mots, leurs peines, leur courage.
Partager son expérience avec des personnes qui comprennent vraiment :
permet de normaliser ses réactions (« je ne suis pas seul à ressentir ça ») ;
donne des pistes concrètes pour traverser les moments plus difficiles ;
crée un sentiment d’appartenance et d’entraide.
Nous pouvons vous orienter vers des groupes de soutien au deuil au Québec ou vers d’autres ressources adaptées à votre situation.
La gestion des émotions
La gestion des émotions pendant le deuil est une partie importante de la guérison. Il ne s’agit pas de contrôler ce que l’on ressent, mais de trouver des façons de l’accueillir.
Quelques pistes :
Exprimer ses sentiments
Parler à quelqu’un de confiance, écrire dans un journal personnel, consulter un professionnel… Tout ce qui permet d’extérioriser la peine, la colère, la culpabilité ou la peur aide à alléger un peu le cœur.Créer des rituels
Allumer une bougie, faire une marche à une date significative, créer un album de photos, écrire une lettre au défunt… Les rituels commémoratifs aident à maintenir un lien vivant avec la personne disparue.Prendre soin de soi
Le deuil fatigue le corps autant que l’esprit. Manger régulièrement, essayer de dormir, bouger un peu, consulter au besoin… Ce sont de petits gestes, mais ils soutiennent la capacité à traverser cette période.Éviter l’isolement total
Même si le besoin de solitude est normal, rester seulement seul peut augmenter la souffrance. Maintenir quelques liens, même simples (un café, un appel, une marche), peut faire une grande différence.
Mythes et réalités du deuil
Il existe beaucoup d’idées reçues sur le deuil qui peuvent, parfois, faire plus de mal que de bien.
Le deuil n’est pas une ligne droite ni une suite d’étapes parfaitement ordonnées. Même si on parle souvent des étapes du deuil, chaque personne avance à son rythme, avec des allers-retours, des moments plus calmes et des vagues plus intenses.
“Avec le temps, tout finit par passer.”
Le temps peut apaiser la douleur, mais il ne fait pas tout. La guérison passe souvent par un travail actif sur soi, des rencontres, du soutien, des gestes concrets pour apprivoiser la perte.“Il faut rester fort et ne pas craquer.”
Pleurer, parler, être vulnérable, demander de l’aide… tout cela fait partie de la force. On n’est pas faible parce qu’on souffre. Au contraire, reconnaître sa peine est souvent un acte de courage.
Notre rôle est aussi de démystifier le deuil, de vous offrir des repères et de vous rappeler que ce que vous ressentez a du sens.
Conclusion
Naviguer à travers le processus de deuil est un voyage personnel et complexe, mais il est essentiel de reconnaître que chaque émotion ressentie est valide et fait partie de la guérison. Les étapes du deuil, bien que décrites comme linéaires, sont en réalité interconnectées et peuvent être vécues de manière non linéaire.
Le soutien des proches, la gestion des émotions et la création de nouveaux rituels sont des éléments cruciaux pour avancer. En comprenant les différentes étapes et en s’armant de compassion pour soi-même et pour les autres, il est possible de traverser cette période de douleur et de trouver un chemin vers l’acceptation et la paix. La mémoire des êtres chers peut ainsi continuer à vivre en nous, nous offrant force et réconfort tout au long de notre parcours de vie.
Si vous êtes plutôt dans une démarche de préparation à l’avance, notre article sur les préarrangements funéraires simples et humains explique comment planifier vos volontés pour alléger le vécu du deuil pour vos proches.
Au fond, l’important n’est pas de « bien suivre » les étapes du deuil, mais de reconnaître ce que vous vivez, de vous entourer de soutien et de vous donner la permission de traverser cette période à votre manière.

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